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Par Vincent le gloppeu, le 02.11.2009
bonjour,
merci pour les commentaires.
p our le pompage n'oublie pas de citer l'auteur.
en plus vincent essa...
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Par Pim, le 23.10.2009
j'espère que tu ne m'en voudras pas si je pompe sur ton fil ;)...
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Par Vincent le gloppeu, le 22.10.2009
bien vu, avec tous mes encouragements....
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Par Pap., le 21.10.2009
bonjour armand,
je te remercie pour ta visite.
tu as raison de souligner le rôle déterminant du csl dans la ...
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Par Pim, le 21.10.2009
parcourant ton blog en curieux, lorrain et intéressé, j'y découvre ta description de la pelouse calcaire de de...
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Par Armand Bemer, le 21.10.2009
hey oliv'
je commence par te souhaiter un bon anniversaire (je crois que c'est aujourd'hui).
p our ce qui es...
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Par Pim, le 13.10.2009
yo, tu aurais du revenir pendant la saison des pluies qui a été terrible ici, des inondations à gogo dans les ...
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Par Olivier, le 11.10.2009
hello sam,
merci pour le commentaire. j'étais au sénégal pour des vacances au soleil, et me conforter dans l'...
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Par Pim, le 06.10.2009
tu m'etonneras toujours mr. mengin. quelle verve! c'est drôlement bien écrit tout ça. et je sais maintenant ce...
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Par Samuel, le 06.10.2009
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Date de création : 06.07.2008
Dernière mise à jour :
01.11.2009
56
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Photo: 13 juin 2009 rencontre avec la célébre Orphrys abeille
Tourbières, zones humides, cours d’eau […], la Lorraine possède une richesse écologique unique et remarquable. Une faune, une flore et des paysages exceptionnels à découvrir. Que ce soit à l’occasion d’une randonnée en vélo, d’une sortie en famille, d’un pique nique en forêt ou lorsque l’on se rend au travail, nous en profitons au quotidien. Une seule ombre au tableau : le climat qui assaisonne bon nombre de nos sorties, de douches, bains de boue et autres surprises aquatiques.
L’humidité, le froid, le vent c’est bien ; mais le soleil et la chaleur c’est pas mal non plus ! Vosgien d’origine, les tourbières étaient pour moi jusqu’à très peu de temps, le must du patrimoine naturel Lorrain. J’imaginais la drosera, l’Andromède ou la coccinelle hiéroglyphe régnant en maître dans les albums photos des naturalistes. En descendant dans la plaine pour mes études je me suis aperçu qu’il n’en était rien. Les stars des tourbières sont contraintes de partager la vedette avec une flopée d’orchidées toutes plus belles les unes que les autres. En bon voisin, j’ai donc rendu une petite visite de courtoisie à ces plantes aussi rares qu’originales.
Profitant d’une sortie naturaliste organisée par la région, je me suis rendu la semaine dernière dans la Réserve Naturelle régionale de la Côte de Delme. Culminant à 400 mètres d’altitude, le site était le lieu idéal pour rencontrer des orchidées et découvrir leur station de prédilection : la pelouse calcaire.
On trouve les pelouses calcaires sur les plateaux et coteaux, généralement exposés au Sud, de la plaine de Lorraine. Poussant sur des sols calcaires pentus, peu épais, pauvres en éléments nutritifs et ne retenant pas l’eau, ces milieux offrent de fortes contraintes pour la faune et la flore. Ces conditions de sécheresse inhabituelles à nos latitudes ont pour conséquence la présence d’espèces animales etvégétales originaire du midi. De quoi donner un petit air de vacance à ma promenade de fin de semaine !
Abritant une partie des espèces les plus rares de la biodiversité Lorraine, les pelouses calcaires ne sont pourtant pas d’origine naturelle. Issue du défrichement pour les besoins de l’agriculture, ces espaces étaient utilisés au début du XXéme siècle afin de permettre l’estive de troupeaux de moutons ou de chèvres venus d’Alsace. L’utilisation du terrain par l’intermédiaire de l’élevage entretenait alors des pelouses formées d’un cortège floristique et faunistique adapté aux conditions difficiles des côtes calcaires.
Après la seconde guerre mondiale, les pâtures ont peu à peu été remplacées par des champs, des plantations résineuses, du béton ou sont retournées en friche. Les surfaces de pelouses calcaires se sont réduites à mesure que les 30 glorieuses transformaient les pratiques et habitudes du monde agricoles. Il ne reste malheureusement aujourd’hui que quelques parcelles de cet écosystème particulier. La région et le Conservatoire des Sites Lorrains essaient aujourd’hui de valoriser et protéger ces milieux résiduels témoins de pratiques traditionnelles quasiment disparues,.
Mon après midi ensoleillé sur les hauteurs du département de la Moselle a été l’occasion de mesurer la spécificité de ces milieux. L’observation des nombreuses espèces végétales et animales (parmi lesquels plus de 14 espèces d’orchidées et 17 d’espèces protégées nationalement) a suffit pour me convaincre de l’exceptionnalité du site. Orchis, ophrys, listères, œillets […], la diversité des espèces à observer a fait chauffer l’appareil photo ainsi que les méninges pour retenir les noms latins. Petit bonheur pour les yeux, la randonnée fut aussi un plaisir pour les oreilles. En effet, cerise sur le gâteau, le guide à essayer de nous apprendre à reconnaître les oiseaux grâce à leur chant ! Vaste programme qui va nécessiter plusieurs séances de rattrapages […]
Mais plus qu’une simple balade, une révision de nom latin ou une prise de tête pour utiliser le zoom de l’appareil photo cette sortie m’a rappelé la responsabilité collective que nous avons à préserver ces milieux à forte valeur écologique. Plus qu’un caprice environnementaliste, protéger ces milieux permet non seulement de lutter contre la perte de la biodiversité, mais aussi de valoriser notre patrimoine commun, de faire connaître l’histoire locale ou simplement de conserver des espaces fonctionnels utiles à l’économie agricole locale.
Cet après-midi riche d’informations, m’a en tout cas donné envie de retourner faire une balade sur une de ces côtes peuplées d’orchidées. Mais la baignade dans les tourbières ou le bronzage sur les pelouses calcaires ne sont pas les seules occasions permettant d’apprécier la richesse écologique de notre région. Les falaises, les éboulis, les prairies, les vergers, les lacs, les étangs, les cours d’eau, les forêts, les chaume ou encore les cultures sont autant d’unités écologiques à découvrir. Mais une fois que l’on à pris conscience des multiples facettes de ce patrimoine naturel trop souvent ignoré et pourtantà deux pas de notre porte, se pose la question fatidique : Y aura t’il assez de samedi ensoleillés pour prendre le temps de faire connaissance avec notre environnement ???
Pim