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Divers

C'est la crise dans les transports !

Publié le 01/11/2009 à 14:48 par heypim Tags : transport velo
C'est la crise dans les transports !

Photo : Pim août 2008. Mon VTT n'aura pas eu le temps de traverser les âges à l'image du vieux vélo que Gilles m'avait prêté lors de mes expéditions québécoises.


C'est la crise dans les transports !


« La disparition jeudi 29 octobre 2009 du vélo a Pim reste  un grand mystère! Attaché mercredi 28 octobre au lieu dit « porte de la Craffe » à Nancy, le deux roue ne s'y trouvait plus le lendemain. Engagées dès la constatation de la disparition, les recherches n'ont pas abouties. De sources proches du dossier il semblerait que les chances de retrouver le VTT sont désormais proche de zéro. Les recherches sur le terrain ont d'ailleurs été stoppées dans l'attente que de nouvelles informations puissent relancer l'affaire... »


Voici en substance ce que l'on pouvait lire à la rubrique faits divers du quotidien imaginaire « Heypim Matin ». On l'aura compris  je me suis fait voler mon vélo! Me voilà réduit à la marche à pied et cela ne va pas être facile de faire le deuil de mon VTT ! Je me sent même un peu coupable d'avoir laissé mon fidèle destrier à la merci de la dangerosité nocturne de la vieille ville Nancéenne.


Cependant, personne n'est irremplaçable et à chaque problème sa solution! Il s'agit désormais de relever la tête ; de mettre l'émotion de coté et de garder les idées claires pour  prendre les bonnes décisions. J'habite Malzéville, je travail à Nancy, je suis piéton et mes semelles de chaussures sont déjà bien usées. OK c'est un fait, lacrise est là!


Mais« crise » ne rime pas forcément avec« obstacles insurmontables ». Pour dépasser une crise deux écoles s'opposent :

  • La première consiste à obtenir coûte que coûte un retour à une situation équivalente à celle qui prévalait avant la crise. Il s'agit de donner des médicaments pour guérir le mal et reprendre les bonnes vielles habitudes en attendant qu'il revienne. Dans ma situation cette méthode consisterait à acheter un nouveau vélo (de préférence le même) sans rien changer de mon quotidien.

  • La seconde vise à  réfléchir au problème et à se remettre en cause. Elle consiste à trouver un vaccin qui atténuera les effets de la crise si elle se présente à nouveau. Dans le cas de la disparition de mon vélo il s'agirait de cogiter pour réduire les conséquences d'un éventuel prochain vol voir d'éviter que cela ne ce reproduise.


La première école a inspiré la façon dont les gouvernements occidentaux ont gérés la récente crise financières. A ce titre elle a été largement étudiée et critiquée. Préférant innover,  j'essaierai à titre expérimental de surmonter la crise que je traverse en appliquant les préconisations de la seconde école.


On définit traditionnellement le risque commele produit entre l'intensité de l'aléa et lavulnérabilité des enjeux soumis à cet aléa. Ici l'aléa est le vol. L'insécurité croissante et la montée de l'individualisme au sein de notre société rend à mon niveau difficile la possibilité d'en réduire l'intensité. La solution sera donc de diminuer ma vulnérabilité face au vol.


Outre l'aspect sentimental ce qui m'a le plus touché dans cette mésaventure c'est que ma liberté de déplacement s'est brusquement réduite (à pied on ne va pas bien loin!). Il faut donc que je me donne la possibilité d'élargir mon panel de moyens de locomotions. Il est nécessaire que mes déplacements ne soit pas à 100% dépendant du vélo. Bref :  Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier !  Au travers de cet article je vais essayer de passer en revue les principales possibilités qui s'offrent à moi.


Le 4X4 ??? Me procurer un véhicule 4x4 serait un moyen de retrouver une partie de la liberté que j'avais avec mon VTT. Monter sur les trottoirs ou aller se promener en forêt ne serait en effet pas un problème. Bien que de plus en plus utilisé en ville […] je compte  au moins trois points qui le disqualifient. Tout d'abord ce n'est pas écologique (bilan carbone pitoyable, pollutions sonores...) ; c'est ensuite une véritable pompe à fric (achat, essence, entretien...) et enfin c'est beaucoup trop gros pour prendre les sens interdits et griller les feux rouges.


Une voiture ??? J'aurais du y penser plus tôt !! Posséder une voiture est une solution tellement banale que ça ne m'avait pas traversé l'esprit ;-) Mais lorsque l'on y réfléchit,  avoir son propre véhicule n'apparait pas comme une évidence. J'habite pas très loin du bureau, dans une rue commerçante (boulangers, bouchers, coiffeurs, banques, pizzerias, fleuristes...) et à coté d'un arrêt de bus. A cela s'ajoute l'absence de place de parking ! Si posséder ma propre voiture ne semble pas être la meilleure solution je ne peut pas non plus ignorer l'utilité qu'offre une auto. Papa/Maman habitent à la montagne, changer ma bouteille de gaz nécessite d'avoir un coffre et j'aime bien partir en vacances dans des coins paumés ! Le co-voiturage, les systèmes de location et l'auto-partage sont des concepts que je doit approfondir.


Les transports en commun ??? Jusqu'à aujourd'hui je ne prenais jamais les transports en commun en ville (à part quelques crampes, mes mollets n'ont jamais fait grève). C'est à mon avis une erreur ! Le réseau « stan » (malgré ses défauts) a le mérite d'exister. Me renseigner sur les grilles horaires et prendre un abonnement (pass Stan, carte simplicité...) seraient certainement le début d'une nouvelle liberté.


Un nouveau vélo ??? Mon addiction au deux roues non motorisés m'impose de  retrouver en urgence une nouvelle monture. Quelques arguments pourraient pourtant m'inciter à moins pédaler. Nancy n'est pas une ville adaptée pour les cyclistes et les voleurs rodent toujours. La ville durable, tant rêvée par la municipalité, où le vélo est roi, n'est pas une réalité. A cela s'ajoute la spécificité du climat Lorrain et l'approche de l'hiver qui ne laissent pas augurer des jours heureux pour les cyclistes. Personne n'est en sucre, mais arriver au boulot tout mouillé ne m'enchante pas.


Un peu d'exotisme ??? Au détour d'un trottoir il est de moins en moins rare de voir des gens se déplacer en   roller, en trottinette voir en skate board. Des solutions originales que je testerai à nouveau l'été prochain malgré que mes essais ont échoués au mois de juin...


Des bonnes chaussures ??? : La marche à pied reste le moyen de transport  le plus écologique et économique  sur petite distance (après ça coûte cher en barres énergétique). J'y vois seulement deux inconvénients : la lenteur du déplacement et la confrontation directe avec la publicité qui est omniprésente sur les vitrines et autres panneaux d'affichages. Quoique profiter de cette remise en cause pour aller faire du « lèche vitrine » et remplacer mes chaussures d'été toutes usées serait une excellente initiative.


Un abonnement Internet ???: Il s'agit de l'ultime solution!  Devenir un geek accroc à la toile d'araignée numérique géante. Livraison des courses, discussions virtuelles, télétravail... Internet me permettrait de ne plus avoir à mettre le nez dehors et d'être quitte de me torturer l'esprit avec un article comme celui-ci. Une solution inimaginable pour la simple raison que 50 m² c'est un peu petit pour tourner en rond et que je n'ai pas envie que mon plan de relance sur les déplacements m'empêche de boire un verre en ville, d'aller au caméo ou de casser les pied aux bibliothécaires de la médiathèque.


Aucune solution n'est idéale !  Cette analyse conclus que la meilleure réponse à la crise passera par l'association de plusieurs possibilités parmi celles évoquées plus haut.  Faire des choix, hiérarchiser et définir des priorités tout en écartant aucune piste catégoriquement seront les ingrédients du savant mélange proche de la solution idéale. En conclusion et pour synthétiser mon étude j'ai décider de prendre  cinq résolutions qui devraient me permettre de dépasser par le haut ma crise des transports :

  • Me doter d'un abonnement au réseau de transport collectif

  • Trouver  un autre vélo

  • Acheter une paire de chaussure

  • M'équiper en  matériel de protection individuel : antivol, parapluie, gants...

  • Me renseigner sur le co-voiturage, l'auto-partage et les systèmes de location de voiture


A chaque plan de relance ses échéances : je me suis fixé le 31 décembre 2009. Enfin, pour renforcer ma démarche vers un déplacement plus écologique j'ai décider de  m'associer aux débats sur les déplacements lorsque des occasions se présenteront au sein de l'agglomération. Il ne suffit pas de critiquer il faut aussi savoir  IMAGINER et  PROPOSER.

 

Pim



Camping à Malzéville !!

Publié le 21/09/2009 à 20:46 par heypim Tags : malzéville demenagement
Camping à Malzéville !!

Photo : pim, 12 septembre 2009 : repas au coin d'un placard !


Cet été je n'ai pas pris de congés ! Tout vient à point à qui sait attendre je viens de bénéficier de quatre jours de camping à … Malzéville !!! Le week end dernier j'ai déménagé dans un nouvel appartement et le transfert de toutes mes affaires avait des allures de camps de vacances.


Des vacances tout d'abord pour les balades le long de la Meurthe  armé de mon sac à dos et de ma valise à roulettes afin de transporter le gros de mes affaires. Des vacances ensuite pour les activités  diverses et variées : portage de cuisinière, montage d'armoires, nettoyage de carrelages, vidage de cartons... Des vacances enfin pour la cuisine à quatre pattes sur les carrelages afin de préparer des délicieux plats de pâtes (pas salés parce que on ne se rappelle plus dans quel carton est la salière […])


Comme le dit le dicton : toutes les bonnes choses ont une fin !  Mon installation se termine et je prends tranquillement mes marques rue de l'Orme à Malzéville. L'adaptation ne devrait pas poser beaucoup de problèmes étant donné que mon lit s'est seulement déplacé d'un kilomètre vers le nord. Désormais, il ne me reste plus qu'à organiser la crémaillère !!! Après l'effort le réconfort ;-)

 

Pim

Nîmes, une ville d'eau

Publié le 29/08/2009 à 09:57 par heypim Tags : eau nimes
Nîmes, une ville d'eau

 

Photo : août 2009.Je ne sais pas si ça porte bonheur, mais un petit bisou n'a jamais tué personne.


              Pour peu que l'on soit un peu curieux, trois jours à Nîmes permettent de traverser l'histoire  ! Une histoire qui commence au VIème siècle av JC quand des peuples celtes s'installèrent prêt d'une source (Nemausus) au pied du mont Cavalier. Ce sont ensuite les romains qui à partir du premier siècle donneront à Nîmes sa renommée qui a traversé les âges. Les arènes, la tour Magne, le temple de Diane, la maison carrée ou encore les crocodiles sont autant de témoin d'un passé glorieux. Les crocodiles ? Le crocodile est avec le palmier l'emblème de la ville. L'origine en est la victoire d'Octave sur Antoine et Cléopâtre à Actium (autrement dit de Rome sur l'Egypte).

 

 

           Si le crocodile n'est présent à Nîmes que sous forme de statue, il y a un endroit où la bête amphibie aurait pu se plaire. Il s'agit des jardins de la Fontaine. Aménagé en 1745, ces Jardins constituent le premier parc publics d'Europe. Respectant le plan du sanctuaire antique autours de la source fondatrice, l'aménagement place l'eau au cœur de la ville. Une eau d'autant plus précieuse pour Nîmes que de tout temps elle fut le moteur de la vie économique. D'abord utilisée pour faire fonctionner des moulins, l'eau de la source a ensuite été déterminante à partie du 18ème siècle pour que puisse se développer l'industrie (tissages, teintureries...). Au 19éme siècle en aval de la source, un canal fut creusé pour permettre aux usines de se multiplier et de disposer toute l'année de la ressource en eau.


            Bien que matinales, mes visites m'ont fait prendre la mesure de la chaleur estivale qui règne en pays occitan! Et même si il n'y a pas de crocodiles mais des pigeons, pas de papyrus mais des platanes, les quais et le jardin de la fontaine constituent en été une balade rafraîchissante. Mais ne nous y trompons pas. Nîmes n'est pas une ville sèche ! Il y tombe en moyenne chaque année 794mm d'eau (30 mm de plus qu'à Nancy). Les pluies d'orages, capables de déverser en quelques heures une grande quantité d'eau constituent une véritable menace. Située au pied d'un bassin hydrographique de 80km² la ville souffre d'une grande vulnérabilité (vulnérabilité renforcée par des aménagements urbains souvent mal calibrés). Avec ses 200mm de précipitation, les orages du 3 octobre 1988en sont le triste exemple : 11 morts, 2000 logements sinistrés, 600 millions d'euros de dégâts !


           Spécialiste des inondations, Nîmes a aussi su inonder le monde par sa créativité. L'essor de son industrie a révolutionné nos modes de vie! Un peu pressé, je laisserai les courageux qui ont lu cet article jusqu'au bout utiliser les commentaires pour trouver ce qu'ont légués les bergers Cévénols aux Cow-boys de l'ouest américain.

Pim

Forêt et réchauffement climatique aux environs de Nîmes.

Publié le 26/08/2009 à 20:44 par heypim Tags : foret climat sylvetum
Forêt et réchauffement climatique aux environs de Nîmes.

Photo : pim août 2009.Quercus rotundifolia, une sous espèce de chêne vert. Appelé aussi « chêne à gland doux » cet arbre est cultivé en Afrique du nord pour ses fruits au goût comparable à celui de la châtaigne. Réchauffement climatique oblige, voilà peut être le successeur de notre bon vieux châtaignier contraint de migrer petit à petit vers le nord.


 

           Canicule, soleil, chaleur ; cette fin d’été plante le décor pour réfléchir à la question du changement climatique. Un sujet brulant qui se divise en deux grands chapitres. Le premier qui s’intéresse à la manière de limiter le réchauffement et le second qui cherche des solutions pour s’adapter aux modifications du climat. Mon expérience de vendredi dans la Garrigue Nîmoise illustre le second. Retour sur une fin d’après midi caniculaire au sylvetum du vallon des Chênes.


           Perdu dans la garrigue, ce sylvetum est une expérience unique de reboisement sur plusieurs hectares. Au cœur d'un programme scientifique de recherche lancé en 1990 par « le groupement de développement forestier en garrigue », il répond à un double objectif. Le premier est d'accumuler de la connaissance pour orienter les reboisements avec des peuplements productifs supportant le passage dufeux. Le second est d'anticiper le réchauffement climatiqueen identifiant les essences aux plus forte potentialités d'adaptation. Issues de régions plus chaudes (Afrique du nord), les essences plantées sont entre autre des cèdres du Liban, du pin de Salzmann, du Cyprés de l'Arizona et de méditerranée, des chênes verts, des érables ou encore des sorbiers. Les leçons à tirer de ces expérimentations sont multiples et attirent aujourd'hui bon nombre de chercheurs et gestionnaires forestiers.


           Les scénarios d’évolutions du climat établis par le GIEC (Groupe d’Expert Intergouvernemental pour le Climat) annoncent des changements significatifs d’ici moins de 20 ans. Si un sénateur s’enracine au parlement pour 6 petite années, voila plus d’un demi-siècle que les frênes devant mon appartement fixent les rives de la Meurthe !! L’avenir de la planète est plus important qu’une échéance électorale. Il est donc urgent de se projeter dans l’avenir, d'engranger de la connaissance et de s'engager rapidement sur le moyen et le long terme en prenant des décisions responsables vis-à-vis de l’environnement. C’est l’une des vertus de ce sylvetum que j'ai eu la chance de visiter.


          Les quelques heures passées dans la garrigue ont débutées par une présentation des essences ainsi que des méthodes d’observation et de récolte de données. Le but est de consolider le socle scientifique indispensable à la prise de décision. Autécologie des essences, capacité d’adaptation au sol, besoin hydrique ou encore la résistance au feu sont autant d’informations indispensables pour proposer des itinéraires sylvicoles adaptés au contexte. La visite a aussi été l’occasion d’aborder les liens qui ont toujours uni la forêtet les hommes(coupe de bois, sylvo-pastoralisme, chasse, récolte de fruits…). Des pratiques ancestrales qui rappellent la dépendance de l’homme vis-à-vis de la forêt.


          L’actualité estivale avec son lot d’incendie affiche chaque soir au 20h la fragilité des écosystèmes forestiers. Plus lent que le feu, le réchauffement du climat peut condamner encore plus violemment les forêts. Bien que l’on ne connaisse pas suffisamment le degré de vulnérabilité, les capacités d’adaptations et le potentiel de résilience des écosystèmes forestiers, les conséquences possibles du réchauffement planétaire sur les peuplements ne peuvent être qu'éffrayantes !!! De part ses fonctions écologiques (fixation du CO², biodiversité, cycle de l’eau, fixation des sols…), sociale (alimentation, loisirs, archéologie, patrimoine, histoire locale…) et économique (production de bois, énergies, prévention des risques, droits d’accès ou de prélèvement…), la forêt est trop précieuse pour la mettre en sursis !


          La forêt est en danger, l’urgence se fait sentir et le problème est complexe. Prendre les bonnes décisions constitue une tâche ardue face à cette situation inédite aux multiples facettes. Il n’existe pas de réponse idéale maisl’urgence nous impose d’imaginer puis mettre en œuvre celle qui nous parait être la moins mauvaise. Quatre éléments conditionnent à mes yeux les chances d’atteindre cette ambition :

  •  Une meilleure connaissance des écosystèmes forestiers et de leur dynamique.
  • Des choix politiques honnêtes et transparents lors de la définition des stratégies d’aménagements du territoire ou de la rédaction des documents de planifications.
  • Une sensibilisation et une formation de qualité en direction de la population, des entreprises et des élus.
  • Une réglementation cohérente, applicable et évolutive.

         La réponse à la crise climatique est une responsabilité collective qui implique de repenser nos représentations et les liens qui unissent les rythmes lents de la nature et le fonctionnement chronométré de notre société. Un préalable conceptuel qui en lui-même constitue un défi. Preuve en est le retour précipité à 19h14 pour ne pas être trop en retard à la réunion de 19h30 ou le repas prévu à 20h…

Pim

Nostalgies Québecoises,

Publié le 18/08/2009 à 19:27 par heypim Tags : transport québec vosges
Nostalgies Québecoises,

Photo, pim le 14/08/09 : Les gorges de Crosery une curiosité de la voie verte qui peut aussi s’apparenter à une miniature du canyon des portes de l’enfer (article du 21/07/2008).

 

Il y a un an j'étais au Québec. Le temps passe vite mais les souvenirs sont encore bien présents. Quelques jours de congés, du soleil et des choses à découvrir me rappellent les bons moments de mes pérégrinations cyclistes outre atlantique.

 

Une invitation au restaurant à Remiremont fut l'occasion de renouer avec le rythme de mon ex vie Canadienne. Quand on a le temps et qu'il ne pleut pas, se déplacer en vélo est un luxe gratuit trop souvent oublié. On se surprend alors à redécouvrir et faire connaissance avec des paysages que l'on traverse tous les jours […] sans même les regarder. La vitesse, la recherche du rendement et une attitude de consommateur nous font oublier qu'autour de notre Train de vie à Grande Vitesse il existe encore un peu de Nature.

 

Après avoir avalé une tartine de pain grillé avec le café du matin (à la Bresse on ne trouve pas de Beagle, article du 03/08/2008), j'enfourche mon vélo pour ma journée de pédalage. Sur deux roues, descendre la vallée de la Moselotte est un vrai plaisir grâce à « la voie verte des Hautes Vosges ». Au cœur de la forêt, au milieu des pâturages, le long de la rivière ou encore perdu dans des champs de maïs, la piste nous guide dans l'une des plus belles vallées vosgienne qui a su habilement marier les activités humaines (agriculture, habitations, usines, scieries…) et une grande richesse écologique héritée de ses origines glaciaires.

 

Inaugurée en 1999, la voie verte emprunte le tracé de l'ancienne voie ferrée qui a relié jusqu’en mai 1989 Cornimont à Remiremont. Après 30 km de balade j'arrive donc à la gare de la célèbre cité des chanoinesses, juste à coté du TGV en partance pour Paris-Est. La matinée de vélo est terminée. Il commence à faire faim et ça tombe bien puisque c’est la gastronomie qui a motivé la balade. Le restaurant fut au-dessus de toutes attentes. Grand merci à Odilequi m’a fait découvrir l’une des meilleures tables du centre ville. A 14 heures c’est l’heure pour certain de retourner au bureau (pas de chance) et pour moi de prendre le chemin du retour ;-)  (vive les congés).

 

Pour rentrer, je décide de quitter la piste multi-activité au niveau du village de Vagney et de rejoindre la Bresse par le col de la croix des moinats. Les mollets chauffent et la digestion n'est pas terminée […] C'est le moment de mettre la moulinette et de laisser aller ses pensés. Il m'a fallu moins de deux heures pour descendre la vallée. Lorsque je prends les transports en commun, le bus fait le même trajet en 1h03 minutes ! En voiture on roule environ 30 minutes. Pour un peu que le bus soit en retard, il deviendrait presqueplus rapide d’adopter la bicyclette […] Une aberration en milieu rural et dans un contexte de moyenne montagne ! Si l’on ajoute à ce constat, le faible nombre d’aller-retour/jour en bus et la complexité du système (3 compagnies avec des grilles horaires différentes et distinctes) on se dit que réfléchir et agir en faveur des transports en commun ne serait pas peine perdue […]

 

En attendant une offre de transport en capacité de convaincre et d’attirer  la population versles transports collectifs  je poursuis mon ascension du col en prenant soin de bien serrer à droite ! Il serait dommage de ralentir les motards ou les automobilistes pressés utilisant comme  raccourcis les routes de montagne (par le col on peut gagner jusqu’à 5 minutes sur le trajet Remiremont – La Bresse) [...] Consolation : le beau temps et la qualité des paysages qui estompent le bruit des moteurs.

 

Au Québec, les randonnées en vélo se concluaient par un arrêt à la crémerie pour acheter une boule de glace à l’érable enrobée de chocolat. La traduction vosgienne fût un arrêt au gîte de Vosges en Marche où bouillait la confiture des mures cueillies le matin et où commençait à chauffer le four à bois pour cuire les flamenkuch du soir. Autant dire que le dernier tronçon jusqu’à la Bresse n’a pas rimé avec fringale ! Ceci d’autant plus que le soir même, les voisins nous invitait à manger un baeckoff qui n’est rien d’autre que la version française de la « cipaille » Québécoise (voir l’article du 07/08/2008). Belle conclusion pour cette journée ponctuée de parallèles avec mon expérience dans la belle province.

 

Gastronomie mise à part, c’est au sujet des transports qu’il serait intéressant de pousser la comparaison avec le Québec. Si dans la province canadienne les voyages en train sont balbutiants (privatisées, les compagnies ferroviaires préfèrent investir dans le transport de marchandises) nous pourrions dans plus d’un domaine prendre l’exemple Québécois. La qualité des services de bus et l’organisation des réseaux de covoiturage ont de quoi nous faire envie. Mais plus encore, ce sont les infrastructures mises en place pour les cyclistes qui rendent jaloux les français adeptes du vélo (article du 28 août 2008). Avec seulement 2 600 km de « voie verte » la France ne fait pas figure de modèle ! Espérons que la qualité de notre « voie verte des Hautes Vosges » (qui mine de rien représente 2% du réseau national) fasse des émules et que les circulations douces occupent enfin la place qu’elles méritent dans les politiques d’aménagement du territoire.

 

Pim

 

Parfum de méditerranée en Lorraine

Publié le 30/06/2009 à 11:36 par heypim
Parfum de méditerranée en Lorraine

 

Photo: 13 juin 2009 rencontre avec la célébre Orphrys abeille


Tourbières, zones humides, cours d’eau […], la Lorraine possède une richesse écologique unique et remarquable. Une faune, une flore et des paysages exceptionnels à découvrir. Que ce soit à l’occasion d’une randonnée en vélo, d’une sortie en famille, d’un pique nique en forêt ou lorsque l’on se rend au travail, nous en profitons au quotidien. Une seule ombre au tableau : le climat qui assaisonne bon nombre de nos sorties, de douches, bains de boue et autres surprises aquatiques.

 

L’humidité, le froid, le vent c’est bien ; mais le soleil et la chaleur c’est pas mal non plus ! Vosgien d’origine, les tourbières étaient pour moi jusqu’à très peu de temps, le must du patrimoine naturel Lorrain. J’imaginais la drosera, l’Andromède ou la coccinelle hiéroglyphe régnant en maître dans les albums photos des naturalistes. En descendant dans la plaine pour mes études je me suis aperçu qu’il n’en était rien. Les stars des tourbières sont contraintes de partager la vedette avec une flopée d’orchidées toutes plus belles les unes que les autres. En bon voisin, j’ai donc rendu une petite visite de courtoisie à ces plantes aussi rares qu’originales.

 

Profitant d’une sortie naturaliste organisée par la région, je me suis rendu la semaine dernière dans la Réserve Naturelle régionale de la Côte de Delme. Culminant à 400 mètres d’altitude, le site était le lieu idéal pour rencontrer des orchidées et découvrir leur station de prédilection : la pelouse calcaire.

 

On trouve les pelouses calcaires sur les plateaux et coteaux, généralement exposés au Sud, de la plaine de Lorraine. Poussant sur des sols calcaires pentus, peu épais, pauvres en éléments nutritifs et ne retenant pas l’eau, ces milieux offrent de fortes contraintes pour la faune et la flore. Ces conditions de sécheresse inhabituelles à nos latitudes ont pour conséquence la présence d’espèces animales etvégétales originaire du midi. De quoi donner un petit air de vacance à ma promenade de fin de semaine !

 

            Abritant une partie des espèces les plus rares de la biodiversité Lorraine, les pelouses calcaires ne sont pourtant pas d’origine naturelle. Issue du défrichement pour les besoins de l’agriculture, ces espaces étaient utilisés au début du XXéme siècle afin de permettre l’estive de troupeaux de moutons ou de chèvres venus d’Alsace. L’utilisation du terrain par l’intermédiaire de l’élevage entretenait alors des pelouses formées d’un cortège floristique et faunistique adapté aux conditions difficiles des côtes calcaires.

 

Après la seconde guerre mondiale, les pâtures ont peu à peu été remplacées par des champs, des plantations résineuses, du béton ou sont retournées en friche. Les surfaces de pelouses calcaires se sont réduites à mesure que les 30 glorieuses transformaient les pratiques et habitudes du monde agricoles. Il ne reste malheureusement aujourd’hui que quelques parcelles de cet écosystème particulier. La région et le Conservatoire des Sites Lorrains essaient aujourd’hui de valoriser et protéger ces milieux résiduels témoins de pratiques traditionnelles quasiment disparues,.

 

            Mon après midi ensoleillé sur les hauteurs du département de la Moselle a été l’occasion de mesurer la spécificité de ces milieux. L’observation des nombreuses espèces végétales et animales (parmi lesquels plus de 14 espèces d’orchidées et 17 d’espèces protégées nationalement) a suffit pour me convaincre de l’exceptionnalité du site. Orchis, ophrys, listères, œillets […], la diversité des espèces à observer a fait chauffer l’appareil photo ainsi que les méninges pour retenir les noms latins. Petit bonheur pour les yeux, la randonnée fut aussi un plaisir pour les oreilles. En effet, cerise sur le gâteau, le guide à essayer de nous apprendre à reconnaître les oiseaux grâce à leur chant ! Vaste programme qui va nécessiter plusieurs séances de rattrapages […]

 

            Mais plus qu’une simple balade, une révision de nom latin ou une prise de tête pour utiliser le zoom de l’appareil photo cette sortie m’a rappelé la responsabilité collective que nous avons à préserver ces milieux à forte valeur écologique. Plus qu’un caprice environnementaliste, protéger ces milieux permet non seulement de lutter contre la perte de la biodiversité, mais aussi de valoriser notre patrimoine commun, de faire connaître l’histoire locale  ou simplement de conserver des espaces fonctionnels utiles à l’économie agricole locale.

 

            Cet après-midi riche d’informations, m’a en tout cas donné envie de retourner faire une balade sur une de ces côtes peuplées d’orchidées. Mais la baignade dans les tourbières ou le bronzage sur les pelouses calcaires ne sont pas les seules occasions permettant d’apprécier la richesse écologique de notre région. Les falaises, les éboulis, les prairies, les vergers, les lacs, les étangs, les cours d’eau, les forêts, les chaume ou encore les cultures sont autant d’unités écologiques à découvrir. Mais une fois que l’on à pris conscience des multiples facettes de ce patrimoine naturel trop souvent ignoré et pourtantà deux pas de notre porte, se pose la question fatidique : Y aura t’il assez de samedi ensoleillés pour prendre le temps de faire connaissance avec notre environnement ???

 

                                                                                                              Pim

Entre Laos et Sénégal, il faut choisir sa confiture !!!

Publié le 22/05/2009 à 20:44 par heypim
Entre Laos et Sénégal, il faut choisir sa confiture !!!
Photo : mars 2009, arret devant le baobab géant du Sénégal (domage que les "pains de singes" ne sont pas murs) !!

Pour le petit déjeuner rien de tel qu’une tartine de confiture ! Mon séjour sénégalais fut à ce sujet l’occasion d’une découverte surprenante : la confiture de baobab ! Réalisée à partir du « pain de singe » (nom donné au fruit du baobab), cette confiture au goût sucré et crémeux accompagne à merveille le café du matin. De retour à Nancy et déprimé de retrouver les nuages j’avais décidé de mettre la main sur un pot de cette confiture qui ensoleillait mes petit déjeuners africains. Je me suis rendu au magasin « Artisan du monde » et ai cherché de longues minutes dans les rayonnages […]. Rien ! Faute de baobab, mon choix se porta sur un pot banane/fruit de la passion.

Par acquis de conscience, j’ai tout de même demandé des informations à la vendeuse. Surprise et croyant à une blague celle ci commença par rigoler. […] De la confiture de baobab fabriquée à partir de pain de singe ! […] Après discussion et explications tout s’est éclairé : les confitures du magasin sont issues de fruits importés du Laos et au Laos il n’y a pas de baobab !!! Sympathique, la vendeuse me consolera en m’offrant sa recette personnelle du bissap (boisson désaltérante à base de feuilles d’hibiscus) et un carton d’invitation pour la quinzaine du commerce équitable.

Dans le cadre de cette quinzaine, je me suis rendu à une conférence sur le commerce équitable et le développement durable ayant pour thème : la filière riz au Laos. Producteur de riz et co-fondateur de la coopérative « Lao Farmers Products », Sengdao Vangkeosay a parlé de son expérience et de la démarche qu’il a initiée pour aider les agriculteurs de ce pays comptant à peine 6 millions d’habitants.

Son combat est tout sauf un long fleuve tranquille. Contraint par le gouvernement communiste de stopper ses études en France et de rentrer au Laos, Sengdao se retrouve directeur d’une immense usine de poulet construite au milieu de la forêt. Les autorités ont décidés de moderniser le pays et d’organiser la production agricole ! Démesuré, surdimensionné, inadapté, et inefficace, le modèle communiste conduit à la catastrophe. Les rendements sont mauvais, la pollution se répand, les paysans ne sont pas payés, les pratiques traditionnelles disparaissent et cerise sur le gâteau : le pays devient dépendant des importations occidentales (nourriture, semences, matériels…). Après 5 années de prison pour avoir défendu les producteurs des montagnes, Sengdao revient en France. Aidé par le CCFD, il retournera plus tard au Laos et fondera avec succès la coopérative « Lao Farmer Products ».

C’est ainsi que le commerce équitable arrive au Laos ! Le fonctionnement est simple : la coopérative (Lao Farmer Products) collecte les produits des producteurs locaux et l’exporte par l’intermédiaire d’une centrale d’achat (solidar monde) qui organise la transformation et distribue les produits dans des magasins comme artisan du monde. Le nombre d’intermédiaire est réduit au strict minimum, les producteurs sont rémunérés au juste prix de leur production et les consommateurs s’inscrivent dans une démarche de développement durable.

Si le fonctionnement d’un tel commerce est facile à comprendre, sa mise en place est une autre affaire. L’échec de l’expérience communiste et le chantage organisé par les pays du nord qui conditionnent les aides au développement à l’importation de leurs produits, ont placés les paysans locaux dans une situation compliquée. A cela s’ajoute d’une part l’augmentation de la population qui multiplie les besoins en terre cultivable et d’autre part l’utilisation d’une technique de culture sur brulis qui met en danger la fertilité des sols. Les obstacles sont nombreux mais le jeu en vaut la chandelle.

Tout commence par la construction de barrages à l’aide de gabions qui permettent d’inonder des terres et d’étendre la taille des rizières sans recourir au brulis. Petit à petit, la production de riz augmente et devient excédentaire ouvrant alors la porte à l’exportation (10% de la production de riz est aujourd’hui achetée par « solidar monde »).

Mais avoir des excédents disponibles à la vente ne suffit pas. L’accès aux marchés des pays du nord est une mission difficile qui demande formations et adaptations. Pour la population locale tout est à apprendre : techniques de production, hygiène, transformation et conditionnement des produits, marketing... Le consommateur occidental est une espèce exigeante qu’il faut séduire. Des partenariats avec des organismes français tels que des lycées agricoles permirent la formation des producteurs et l’adaptation de leur mode de production. Il ne s’agissait pas de supprimer ce qui existe déjà mais d’adapter et de faire évoluer les techniques traditionnelles pour que les produits puissent être exportés.

En plus d’améliorer les conditions de vie de la population en assurant un revenu raisonnable au producteur, le commerce équitable procure une représentation au sein des instances internationales. Malgré cela, les capacités d’investissement restent limitées et l’équilibre est fragile. La première des menaces est la pression des consommateurs occidentaux qui insistent pour acheter des produits certifiés. Une certification que les plus petits producteurs ne peuvent s’offrir tellement la labellisation coûte cher à obtenir. C’est dans cette logique que contrairement à d’autre centrale d’achat « solidar monde » accepte de travailler avec des produits dépourvu du label bio.

Un autre danger est la disparition des variétés de riz indigène. Sous la pression de multinationales incitant les paysans à utiliser des « variétés de riz miracles » ou des« OGM magique » la culture des variétés de riz traditionnelles est en sursis ! C’est le manque d’argent des paysans pour importer des semences qui jusque là a évité au pays de sombré dans les travers de la monoculture de masse. Le Laos est aujourd’hui le pays possédant la plus grande variété de riz. Chaque variété est adaptée aux conditions locales (eau, vent, précipitations, durée de la saison végétation, insectes ravageurs…). Substituer cette diversité par une culture sélectionnant uniquement une ou deux sorte de riz mettrais à l’évidence en péril l’équilibre et la pérennité des systèmes d’exploitation.

A cela s’ajoute le fléau alimentaire et écologique que constituerait l’utilisation massive de pesticides ou d’engrais. Augmentant à cours terme le rendement des rizières, ces pratiques menacent de destruction la faune (poissons, grenouilles, insectes et larves) et la flore inféodés à l’eau des rizières et composant une bonne part de l’alimentation locale !!

Les multinationales dictent leurs lois pour satisfaire les besoins de consommateurs occidentaux gavés de publicité, contraignant en permanence les producteurs des pays du sud de se plier au diktat d’une économie mondialisée. Le commerce équitable mène le combat contre cette recherche effrénée du profit par des entreprises sans scrupules et donne aux consommateurs une solution pour lutter contre les règles d’une économie à sens unique.

Si les produits comme le riz ou la confiture issu du commerce équitable sont de plus en plus consommé au nord, le chemin vers des échanges nord / sud équitable est encore long. A titre d’exemple, les apiculteurs du Laos qui en sont les malheureux témoins ! Le seul miel autorisé à la commercialisation en Europe est celui produit par apis mellifera, (l’abeille mellifère d’Europe). Mais la diversité de la nature fait qu’apis mellifera est absente du Laos, la place étant occupée par sa cousine apis cerena plus adaptée au climat local. Le miel produit par apis cerena (vendu et consommer au Laos) ne peut donc pas être légalement exporté sur les marchés européens […]

Inutile donc d’aller chercher un pot de miel du Laos au magasin « artisan du monde »! La confiture banane/fruit de la passion à de beau jour devant elle ;-)

Pim

Zoom sur le toit de l’Europe.

Publié le 19/01/2009 à 12:00 par heypim
Zoom sur le toit de l’Europe.
Photo : 11 janvier 2009, pause photo devant les plus hautes montagnes d'Europe !

Le tourisme hivernal ne connaît pas la crise ! Ainsi, comme des dizaines de milliers de touristes, je suis parti profiter de la neige en Haute Savoie. Deux jours de ski à la station de Praz de lyz et une vue imprenable sur le massif du mont blanc!! Aiguille verte, les Drus, Aiguilles de Talèfre et de Leschaux, Grandes Jorasses, Dent du géant, aiguilles du plan et du midi, Mont blanc du Tacul, Mont maudit, Mont blanc, Dôme du Gouter… Le regard ne sait plus quel sommet admirer. Très vite, face à ces 400 km² de hautes montagnes, les romans de Roger Frison-Roche reviennent à l’esprit.

Dans les livres du célèbre guide/écrivain chamoniard, la montagne dicte sa loi aux activités humaines. Aujourd’hui, les dés sont truqués et la montagne fixe de moins en moins les règles du jeu. Le réchauffement climatique, la pollution, la fréquentation ou encore l’urbanisation menacent l’équilibre du massif du mont blanc. A titre d’exemple, la mer de glace recul chaque année d’une trentaine de mètres pendant qu’elle en perd entre 4 et 6 d’épaisseur ! Jusqu’où les excès de l’activité humaine transformeront ces paysages uniques ? [ …]

A lui seul, le massif du mont blanc cristallise et exacerbe chacun des enjeux défini par les concepts, devenus trop banals pour en saisir l’importance, de « gestion et développement durable ».

Des enjeux sociaux tout d’abord avec des milliers d’emplois (agriculture, industrie, tourisme, artisanat…) et un patrimoine culturel exceptionnel (Chamonix n’est il pas le berceau de l’alpinisme?). Des enjeux économiques ensuite avec entre autre des dizaines de stations de sports d’hiver attirant chaque année des millions de skieurs ou encore un tunnel permettant chaque jour le transit de plus de 4500 véhicules entre la France et l’Italie (chiffre 2005) . Des enjeux environnementaux enfin avec d’une part une richesse faunistique et floristique incomparable et d’autre part un rôle majeur dans la régulation du régime hydrologique de la région.

Aujourd’hui le massif du mont blanc est candidat à une reconnaissance internationale avec une candidature pour l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO. Souvent remise en cause, cette candidature constitue pourtant une occasion exceptionnelle de mettre en place une gestion moderne et globale du massif. Au vu des multiples actions déjà engagées depuis des dizaines d’années, pour gérer, aménager et protéger ce joyau à cheval entre la France, l’Italie et la Suisse, il convient de faire le tri, de remobiliser et de coordonner toutes les démarches entreprises. Plus que de la reconnaissance, le classement créera une dynamique de gestion collective augmentant ainsi la cohérence et la pertinence des solutions aux problématiques complexes et pluridisciplinaires qui se posent et se poseront.

Le collectif proMONT-BLANC, regroupant une vingtaine d'ONG défend et soutient la candidature au classement du massif du Mont Blanc au patrimoine mondial de l’UNESCO (il s’agit de l’un des 7 projets en cours). Un détour sur leur site web (http://www.pro-mont-blanc.org) est un bon moyen de se rendre compte de la complexité, mais aussi de la nécessité d’engager une démarche de gestion durable, responsable et solidaire des territoires. On peut même y signer le pacte. Une façon symbolique d’apporter sa contribution à une cause qui pourrait permettre à nos petits enfants de faire du ski en admirant un Mont-Blanc encore blanc !

Joyeux Noël

Publié le 25/12/2008 à 12:00 par heypim
Joyeux Noël
Photo : décembre 2008, le lac de l'altenweiher (67)

Joyeux Noël

On continue

Publié le 18/12/2008 à 12:00 par heypim
On continue
Photo : décembre 08. Pim, collection automne/hivers 2008

Mon blog […] Je ne voulais pas que ce soit l’histoire d’un avion qui décolle et qui me ramène deux mois plus tard. La chute aurait été trop facile et complètement vide de sens ! Plus qu’un stage ou un voyage, cette expédition de deux mois au pays des caribous fut une expérience dont je mesure seulement petit à petit la richesse.

Déjà trois mois que je suis rentré et trois mois que j’ai plongé dans la vie active. Une nouvelle vie a commencée ! Une nouvelle vie qui s'ouvre avec un tout autre regard sur le monde.

Alors pour continuer de découvrir et réfléchir sur ce qui se passe autour de nous, j’ai décidé de continuer à partager quelque unes de mes expériences et réflexions sur Internet. Dans un premier temps par l’intermédiaire de ce blog puis je l’espère assez vite, grâce à un site Internet.

Autant que faire ce peut, je m’efforcerai donc de nourrir ces pages. Petit laboratoire d’expérimentation et de réflexion sur le monde qui nous entoure j’espère que ce sera pour chaque lecteur un ReGAL (Reflechir Globalement et Agir Localement [...] ).

A bientôt et bonne lecture
Pim


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